
Ce n’est pas une photo montage mais bien une publicité de Microsoft dans le magazine allemand CT d’octobre 2000. La traduction du titre est “An open operating system does not just have advantages”.
Donc d’après MS, le logiciel libre a indéniablement des avantages… et de continuer “An open operating system sometimes just mutates. Instead Windows 2000 offers all services from a single source. This saves time and consequently really money. More info under www.microsoft.com/germany/windows2000”
Au début, Microsoft, le numéro un mondial des logiciels n’y voyait qu’un vulgaire feu de paille. Puis, la firme de Redmond a reconsidéré sa position et a pris linux pour cible. Enfin, un de ses vice-présidents est monté en première ligne en attaquant avec virulence le concept du logiciel libre, le traitant d’anti américain. Alors le logiciel libre ou “Open Source”, faut-il en avoir peur? Notre dossier d’aujourd’hui y est consacré. D’emblée laissez au vestiaire vos préjugés sur la gratuité et plongez !
What is l’OpenSource?
Depuis la disparition du bloc soviétique vers la fin des années 80, l’europe a timidement enfilé le costard trop grand de concurrent officiel des Etats Unis. A regarder de plus près, c’est à un choc des cultures que nous assistons depuis une décennie. Cette bataille constante est magnifiquement illustrée par les prises de bec en pourfendeurs et défenseurs du concept de logiciel libre. “Les américains exigent d’avoir le droit de payer pour des programmes qui dominent le marché!
Allez dire à ces socialistes du logiciel de retourner en europe avec leurs concepts radicaux de développement coopératif et de logiciel libre.”, cette longue tirade tiré d’un journal américain traduit bien le sentiment de certains américains vis-à-vis du phénomène. Il y a un mois (le jour de la St Valentin), Jim Allchin, le responsable chez Microsoft de la plateforme “Windows”, déclarait que les logiciels libres, comme Linux, allaient faire obstacle à l’innovation, à la recherche et au développement et qu’à terme c’est tout l’industrie qui en patirait avant d’ajouter “Je suis américain, je crois dans la manière de faire américaine, je serais inquiet si le gouvernement américain encourageait le développement du logiciel libre, je ne crois pas qu’on ait fait assez pour éduquer nos politiciens sur la menace que cela représente”.
Fait ironique, c’est en 1984 qu’un américain, Richard Stallman lança la FSF (Free Software Foundation) et le GNU (GNU’s not UNIX). Richard, au look grunge longue barbe et long cheveux, avait comme rêve de donner à chacun la possibilité d’avoir des logiciels modi(fiables) à volonté. Ce n’est que tout récemment que l’on entendit parler de Linux, crée par un étudiant finlandais (européen?) Linus Torvalds, “the rest is history” dit-on.

Les 3 mascottes des principaux acteurs du concept “Logiciel Libre” - Gnu le Gnou, BSD le diablotin et Tux le pingouin.
Gratuit n’est pas libre
En anglais, free a deux significations, libre et gratuit. Un logiciel libre peut être vendu mais il faut impérativement qu’il soit livré avec son code source; le code source est le programme en langage primaire non compilé. Celui-ci, pour mériter son appelation de “logiciel libre” doit non seulement être librement modifiable et distribué par n’importe qui (gratuitement ou pas) mais il doit aussi aussi répondre à 7 autres critères clairement définis par Bruno Perens, l’auteur de la définition officielle de “logiciel libre”, le fameux GPL (General Public License).
Cependant, rien n’empêche l’utilisation de code libre dans un logiciel qui sera lui sous copyright. Côté pile, un logiciel gratuit peut être protégé par un copyright ou pas. “C’est bien joli” me direz vous, “mais en quoi cela me concerne?”. Si vous êtes internautes, cela vous concerne directement.
Selon NETCRAFT, le logiciel APACHE, l’un des bijoux du GPL est derrière 60% des serveurs internet du monde, laissant Microsoft loin derrière avec moins de 20% du marché. Le langage PERL qui est utilisé pour l’actualisation des données, BIND, le logiciel qui gère les millions de noms de domaine sur Internet et SENDMAIL, qui sert de véhicule à des centaines de millions d’email quotidiennement sont tous non seulement gratuits mais aussi libres.
BIND et SENDMAIL sont des cas particulièrement intéressants puisqu’ils écrasent toute compétition non pas parcequ’ils sont gratuits mais bien parcequ’ils sont les meilleurs. Linux et StarOffice, les équivalents libres de Windows (ME ou NT) et d’Office respectivement collectionnent déjà plusieurs millions d’afficionados qui y voient une alternative non seulement gratuite mais aussi fiable que le couple Windows/Office de Microsoft.
GIMP se place comme un concurrent redoutable de Photoshop. MySQL se débrouille comme une grande face aux ténors des SGDB en ligne. IDG prévoit un doublement annuel du nombre des utilisateurs de logiciels libres. Des noms aussi prestigieux que IBM (qui investira plus de Rs 25 milliards dans le développement de Linux), Apple, Intel, SGI, SUN, RED HAT, Netscape, Corel ou Cobalt ont cru et continuent à croire dans le logiciel libre. Même Microsoft, par firme interposée, fait confiance à son ennemi juré.
Le gratuit, c’est bon?
Internet a cela de bon qu’il a démocratisé et vulgarisé le gratuit. Aujourd’hui personne n’oserait faire payer pour héberger votre e-mail, votre site web, votre agenda ou envoyer vos SMS via internet. Même si on ne vous fait pas payer, cela ne veut pas dire que la qualité n’est pas au rendez-vous.
Au final, c’est tout bénefice. Imaginez vous. Vous avez une entreprise avec 100 machines. Si vous passez par la voie traditionnelle, pour équiper ces machines de logiciels payants, vous devez vous acheter 100 licenses en sus du matériel. Avec le logiciel libre, vous n’achetez rien (sauf peut-être le support pour un prix dérisoire) et vous pouvez copier à volonté sans faire attention aux licenses ou au piratage.
N’oubliez pas que vous n’achetez pas un logiciel, vous achetez le droit d’utiliser le logiciel sur une seule machine à la fois d’après le EULA (End User License Agreement) de nombres de logiciels, Si vous voulez installer la dernière version, pas de pépins, allez-y à fond, on ne vous fera pas payer contrairement à d’autres. cette Mais il y a un danger, le phénomène ayant pris de l’ampleur ces derniers temps, certains se mettent à prédire la fin du logiciel libre. Pourquoi?
Parceque la structure risque de s’éffondrer sous son propre poids. On l’a vu récemment avec VALinux qui a licencié une partie de son personnel. Qu va coordonner les programmeurs qui arrivent en nombre croissant? Qui va injecter de l’argent pour les développements de plus en plus nombreux et de plus en plus longs?
La solution, c’est peut-être Microsoft qui l’a donné. Microsoft prend un pari risqué en migrant vers .Net (que nous avions longuement couverte il y a quelques semaines) parcequ’il forcera ses clients longtemps habitués à un mode de travail traditionnel de choisir. Et les clients n’aiment pas qu’on leur force la main…. Sans s’en rendre compte, la firme de Redmond aidera probablement le dogme du logiciel libre à ce répandre encore plus.
Pourquoi? Parcequ’à long terme, le marché du logiciel risque de devenir un marché 100% services, c’est à dire que vous ne paierez que si vous consommez. Transposé au logiciel libre, le service prend la forme de support technique; le logiciel est gratuit, mais le support ne l’est pas. IBM l’a déjà compris tout comme Dell, HP et les autres. Ils offrent déjà des services pour logiciel libre (Linux en premier) à valeur ajoutée surtout pour les grands comptes, les fameux “Fortune 1000”. Au lieu de voir une manne importante filer vers Microsoft, celle-ci vient tranquillement dormir dans ses coffres.
Il y a aussi le coût intrinsèque: Comment vendre un ordinateur à Rs 10,000 lorsque les logiciels de base (OS et Suite bureautique) coûtent Rs 10,000? Pour John Ousterhout, un développeur, le logiciel libre est le parfait moyen de démocratiser les nouvelles technologies auprès de segments de population qui n’y seraient jamais parvenus autrement. Un autre moyen de diminuer le “Digital Divide”. Et question sécurité?
Tout bon spécialiste de la sécurité vous expliquera sans grand mal que le système le plus ouvert est le plus sûr (si je me souviens bien de mes notes). Plusieurs raisons à cela. Ceux qui veulent pénétrer dans un système sont plus motivés si celui-çi est protégé. Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler d’un “hack” d’une plateforme Microsoft NT IIS. De plus, les milliers de programmeurs qui travaillent jour et nuit, bénévolement sur ces logiciels ont mis en place une structure coopérative qui a maintes fois fait ses preuves.
Une parenthèse içi pour souligner l’esprit de famille qui pour une fois prend le dessus sur l’individualisme sous-jacent de l’informatique. Aussi, Les systèmes fermés procurent un sentiment de sécurité apparent, empêchent ceux qui y découvrent des erreurs d’y remédier immédiatement et toute erreur dans un système fermé est assimilé à un caillou dans la machine “Marketing”. Donc le moins de bugs officiels, le mieux c’est.
Le logiciel libre est aussi la clé qui permettra aux neuf-dixième de la population qui n’ont pas accès à l’ordinateur d’y faire peut-être leur premier pas. La Coccinelle, la Ford T et le petit livre de Mao avaient en commun le peuple à qui ils étaient destinés. La semaine prochaine, nous rencontrerons les PCs du peuple, des ordinateurs qui descendent allègrement sous la barre des Rs 5000!!
C’est sûr, si vous avez un diplôme en informatique ou mieux une license, alors, les portes du paradis vous sont ouvertes. La State Informatics Limited brasse large et recrute dans tous les domaines pour attaquer de nouveaux marchés hors de nos frontières.
LES BREVES
C’est sûr, si vous avez un diplôme en informatique ou mieux une license, alors, les portes du paradis vous sont ouvertes. La State Informatics Limited brasse large et recrute dans tous les domaines pour attaquer de nouveaux marchés hors de nos frontières.
Un hypermarché des Plaines Wilhems compte se lancer dans le marché du montage d’ordinateurs. Bien qu’ils aient lancé leur rayon informatique il y a près de deux ans, le fait de ne pas avoir accès au prêt de la DBM était l’obstacle principal à leur expansion.
L’université de maurice a lancé un appel d’offre pour des équipements destinés à son projet de campus virtuel. La date limite de soumission est le 30 Mars. L’université offrira aussi une license en informatique et multimedia pour la rentrée 2001/2002.
Selon la firme Computer Associates, un nouveau virus (NakedWife) risque de faire des ravages. Encore un leurre potentiel pour maris infidèles.
AMD et Intel font une guerre interposée à coup de baisse. AMD annonce des baisses de 20% pour bientôt avec l’introduction de nouveaux processeurs. Intel, lui, baisse modérément le prix de ses processeurs avant la grande lessive de mai. Selon certaines sources, le Pentium III disparaitrait vers fin 2001 pour laisser completement la place au Pentium IV.
Quant à l’Itanium, l’on se demande s’il va sortir. Ce processeur, sensé voir le jour en 1997, se verrait concurrencé par son propre “fils”, McKinley, qui est déjà prêt.
Napster a perdu la guerre. La firme a été sommé de prendre des mesures correctives afin de ne pas leser les droits des Majors. Trois jours après que ces derniers lui aura remis la liste des chansons à être enlevés, Naspter devra s’éxécuter faute de quoi, il devra fermer site.
Les américains, c’est bien connu, ne font rien pareil. S’ils avaient à privatiser les USA, qui nommeraient-ils comme président? Bill Gates bien sûr. IBM et Gestner arrivent très loin derrière. Le sondage a été réalisé par la firme Brouillard.
Des hackers ont eu accès à la base de données de Bibliofile, filiale de Amazon.com, pendant 4 mois et ont téléchargé les détails de 98,000 clients.
Si vos amis résident en australie, cela leur fera chaud au coeur en apprenant qu’ils risquent la prison s’ils envoient par e-mail la copie d’un e-mail qu’ils ont reçu sans l’accord de l’envoyeur. Attention donc avec les “forwards”.
Vivendi-Universal pourrait vendre ses actions d’AOL France, d’une valeur de US$ 700 millions.
Selon la firme Meryll Lynch, la nouvelle plateforme de jeu de Microsoft, Xbox, pourrait lui faire perdre US$ 2 milliards ou environ US$ 125 par console vendue.
Des étudiants du MIT ont rendu obsolète le cryptage des DVD (CSS) avec un programme de 7 lignes (526 octets).
New.net, une filiale d’Idealab compte concurrencer ICANN dans la distribution des suffixes de domaines ou TLD.
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